Brent: 61.02
USD/DZD: 115.0360
EUR/DZD: 134.9100
CAC 40: 5521.92
FTSE 100: 7493.14
OR: 1278.60
djezzy pub

Climat des affaires : Déréguler pour mettre fin aux hyper-pouvoirs des bureaucrates


Image

Dernière modification: 21.04.2017

Omniprésente à toutes les étapes de l’action managériale, l’administration publique est devenue au fil du temps et de la complexité de la réglementation un obstacle majeur à l’émergence de l’économie de marché et à la promotion de l’investissement.  Tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’État algérien en avaient pris conscience sans toutefois parvenir à remédier à ce fléau qui constitue plus que jamais un véritable péril pour le développement économique et social du pays. L’Algérie compte en effet prés d’un million et demi de fonctionnaires dont la tâche effective semble consister beaucoup plus à compliquer la vie des entrepreneurs qu’à les aider à promouvoir leurs projets.

On s’étonne en permanence de voir à quel point la société algérienne est sous l’emprise de comportements bureaucratiques visant à dresser au gré d’une production de textes législatifs et réglementaires pour le moins prolifique des barrières qui découragent les entrepreneurs en bloquant l’initiative. Ce ne sont pas les textes de lois et règlements qui seraient à l’origine de cette dérive bureaucratiques, entend-t-on souvent de la part des gouvernants, mais leur mauvaise application par des fonctionnaires mal formés et peu contrôlés. Si cette carence en matière de formation et de contrôle existe bien,

Il est toutefois bien évident que de nombreux problèmes d’applications auraient certainement pu être évités si les législateurs avaient édicté des lois moins ambiguës et prévu des mesures susceptibles d’éviter les applications tendancieuses. Une réforme administrative visant à relever le niveau des fonctionnaires et à clarifier le contenu sémantique des lois s’avère de ce fait indispensable pour que les administrations concernées ne perdent pas de vue qu’elles sont là pour servir l’intérêt général et, non pas, comme c’est souvent le cas, se convertir en redoutables machine à entraver l’initiative entrepreneuriale.

Faute de réforme profonde, les différents rouages de l’administration algérienne ont fini par devenir des prédateurs d’initiatives plutôt que des accompagnateurs, comme la législation et le discours politique leur recommandaient pourtant être.  C’est en grande partie ce qui explique que des milliers de projets d’investissements n’arrivent pas à se concrétiser. Devenue très tatillonne la bureaucratie accorde beaucoup plus d’intérêt au respect de procédures généralement mal explicitées et sujettes à tergiversations, qu’à l’aboutissement rapide du projet concerné. L’incertitude et les tracasseries administratives étant les pires ennemis de l’entrepreneuriat, bon nombre de promoteurs préfèrent abandonner leurs projets et s’en aller faire fructifier leurs capitaux là le climat des affaires est plus clément.

Si le principe d’une réforme administrative est aujourd’hui admis par les plus hautes autorités politiques du pays (une commission nationale a même été constituée à cette fin en 2015). Beaucoup a été, il faut le reconnaître, réalisé en matière d’allégement de formalités civiles, mais en direction des entrepreneurs force est de constater que très peu d’actions on été menées en vue de débureaucratiser les procédures dont ils souffrent aujourd’hui encore. Le défi majeur consiste à émettre dés à présent des idées constructives à même d’aider nos administrations à avoir une vision plus rationnelle en y injectant, notamment, un management de qualité capable de mobiliser efficacement les ressources collectives.

climat des affaires

En continu