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Les finances publiques en déclin : Les dégâts du populisme


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Dernière modification: 21.04.2017

Avec un déficit des comptes publics qui franchira sans doute la barre de 20% du produit intérieur brut, un fonds de régulation des recettes totalement épuisé, un baril de pétrole qui n’a aucune chance de dépasser 60 dollars cette année, la situation financière de l’Algérie a vraiment de quoi inquiéter. Il resterait, selon les propos du premier ministre 110 milliards de dollars de réserves de change, mais les récentes déclarations du Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, dans l’hémicycle du Sénat, ont jeté le trouble sur la pérennité de ces réserves sur la base desquelles, faut-il le souligner,  est calculée la valeur dinar par rapport aux devises.

Le patron de la politique monétaire du pays a en effet été très clair dans ses propos en affirmant notamment que le dinar n’est plus convertible et que nos réserves de change sont, non seulement faibles, mais aussi et surtout, très volatiles au point où elles ne permettent pas d’augmenter le montant de l’allocation voyages et encore moins d’ouvrir des guichets de change. Ces réserves estimées à environ deux années d’importations incompressibles ne serviront de ce fait qu’à assurer l’approvisionnement du pays, avait-il conclu en substance.

Puiser dans ces réserves qui maintiennent les équilibres macroéconomiques du pays serait, de surcroît, dangereux en cette période de subite poussée inflationniste (8,5% au début de l’année en cours), c’est pourquoi il faut absolument  en limiter le recours. Certains hommes politiques évoquent même de plus en plus souvent la possibilité de recourir à l’endettement extérieur comme pour préparer l’opinion publique à cette éventualité et il n’est pas du tout exclu que l’Algérie contracte ses premiers emprunts dès le début l’année 2018. Le gouvernement qui a besoin d’un baril supérieur à 100 dollars pour financer son train de vie très dépensier devra se contenter, estiment les spécialistes, d’un pétrole à 60 dollars tout au plus.

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